Xiaomi se retrouve pris entre deux feux alors que ses ambitions stratégiques s'étendent bien au-delà de son cœur de métier et que son activité historique de smartphones subit une perte soutenue qui frappe plus fort que celle de ses pairs.
Parallèlement, le groupe intensifie ses efforts sur les puces propriétaires et sur les véhicules électriques, espérant donner une nouvelle impulsion à sa croissance et remodeler son écosystème.
Cette double trajectoire alourdit les coûts et détourne des ressources du cœur de métier, ce qui inquiète les investisseurs et les consommateurs qui observent les résultats avec prudence.
Les données IDC montrent une chute marquée des ventes de smartphones, signe que Xiaomi peine à maintenir sa part de marché face à des concurrents mieux installés et plus agiles.
La direction mise sur l’innovation interne et des partenariats pour fabriquer des puces et bâtir un écosystème autour des objets connectés, afin de différencier la marque dans un secteur saturé.
Cependant les tensions sur la chaîne d'approvisionnement, les marges et les retards dans les projets de véhicules électriques et de puces menacent la rentabilité et remettent en cause la crédibilité des plans.
À mesure que Xiaomi poursuit ce double front, l'avenir de la marque dépendra de sa capacité à convertir ces efforts technologiques en croissance durable sans affaiblir l'attraction de son offre phare dans les smartphones.