Les smartphones ont radicalement changé le comportement humain de manières variées et complexe, et il est maintenant évident que le contexte environnemental influence également l'utilisation du smartphone.

Dans une étude récente, Laura Alessandretti et ses collaborateurs ont analysé un échantillon de données internationales composé de 464,455 utilisateurs, dont 324,391 étaient classés comme urbains et 52,290 comme ruraux.

Le temps passé sur les téléphones était généralement plus élevé chez les utilisateurs urbains dans la plupart des pays, avec une moyenne de 174.9 minutes par jour, comparativement à 152.2 minutes chez les utilisateurs ruraux.

Il a été noté que les utilisateurs urbains étaient plus susceptibles de passer du temps sur les applications liées à la navigation, aux actualités, aux voyages, à la musique, aux affaires et à la productivité. D'autre part, les utilisateurs ruraux étaient plus enclins à utiliser des applications liées à la météo, au shopping, aux médias sociaux et aux jeux.

Les utilisateurs urbains et ruraux avaient même tendance à utiliser différentes applications de médias sociaux. Durant la période de l'étude, de 2015 à 2019, il a été remarqué que les utilisateurs urbains préféraient Instagram et Twitter, tandis que les utilisateurs ruraux semblaient favoriser Facebook et Snapchat.

Lorsque les participants de l'étude changaient de lieu de résidence, soit de la ville à la campagne ou inversement, leurs habitudes d'utilisation des smartphones tendaient à changer en fonction de leur nouvel environnement, suggérant que c'est le contexte environnemental et non la personnalité qui entraine ces différences.

Les chercheurs ont conclu que dans les environnements avec un accès limité aux services tels que les restaurants ou autres destinations sociales, les smartphones sont plus fréquemment utilisés pour divertir les utilisateurs alors que dans les zones urbaines dotées de plus d'activités, les smartphones sont plus souvent utilisés pour faciliter l'accès aux engagements sociaux.