Une étude sans précédent sur l'addiction aux smartphones a révélée que les jeunes femmes sont le groupe démographique le plus susceptible de développer une addiction aux smartphones, selon cette étude impliquant 50 000 personnes à travers le monde. Cette recherche a utilisé un questionnaire en ligne pour interroger des individus âgés de 18 à 90 ans dans près de 200 pays.

Il a été découvert que le tiers de la population mondiale utilise son téléphone de manière addictive. Une autre découverte surprenante a été le pays où l'utilisation non saine du smartphone est la plus répandue. Selon les chercheurs, les citoyens de certains pays d'Asie du Sud, comme les Philippines et la Malaisie, sont plus susceptibles de développer une addiction au smartphone, plus encore qu'aux États-Unis.

L'ampleur de ce problème international est une préoccupation sérieuse pour la santé mentale de plusieurs nations. Des études précédentes ont établi un lien entre une utilisation supérieure à la moyenne du smartphone et une série de problèmes de santé mentale, notamment des troubles du sommeil, un trouble obsessionnel compulsif (TOC), la dépression et l'anxiété.

Dans cette nouvelle étude, réalisée par des experts de l'Université McGill au Canada et de l'Université Harvard, 50 423 participants de 195 pays ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes en matière de téléphone, connu sous le nom d'Echelle d'Addiction au Smartphone. L'énoncé le plus couramment accepté par les participants était : 'J'utilise mon smartphone plus longtemps que je ne le voudrais'. Un score entre 31 et 33, selon les chercheurs, indiquerait une addiction au smartphone.

Sur la base de ces résultats, l'échantillon a montré que de 29 à 31% de la population mondiale est à risque. Bien que les États-Unis ne soient pas mentionnés dans l'étude, ce chiffre mondial suggère que des millions d'Américains pourraient être dépendants de leurs téléphones.

Les jeunes femmes de moins de 40 ans étaient plus susceptibles de développer le problème, par rapport aux hommes du même âge et aux adultes plus âgés. Les chercheurs ont également constaté que l'addiction au téléphone était plus courante dans les pays d'Asie du Sud-Est. Les Philippines avaient le score le plus élevé, avec 34,47 points, et la Malaisie suivait de près avec 34,05 points.

Les pays européens avaient le score le plus bas, le dernier étant la République tchèque avec 27,66 points. Plus de recherche est nécessaire pour déterminer pourquoi certains pays avaient des taux plus élevés que d'autres. L'étude a été publiée la semaine dernière dans l'International Journal of Mental Health and Addiction.